La cuisine russe est un voyage gustatif à part entière. Forgée par des hivers rigoureux, des terroirs immenses et des influences aussi bien européennes qu’asiatiques, la gastronomie russe réserve des surprises savoureuses. Du bortsch fumant aux pelmeni généreux, des blinis au caviar aux brochettes parfumées du Caucase, découvrez les plats incontournables, les boissons emblématiques et les meilleures adresses pour manger en Russie. Que vous prépariez un séjour à Moscou, à Saint-Pétersbourg ou un voyage sur le Transsibérien, ce guide vous ouvrira l’appétit.
Les plats incontournables de la cuisine russe
La Russie possède un patrimoine culinaire d’une richesse insoupçonnée. Si l’on pense immédiatement au caviar ou à la vodka, la réalité de la table russe est bien plus variée. Voici les plats que tout voyageur doit absolument goûter.
Le bortsch — la soupe de betterave
Le bortsch est sans doute le plat le plus emblématique de la cuisine russe et slave. Cette soupe épaisse, d’un rouge profond, tire sa couleur de la betterave qui en est l’ingrédient principal. On y ajoute du chou, des pommes de terre, des carottes, de l’oignon, de la viande de boeuf et parfois des haricots blancs. Servi brûlant avec une généreuse cuillerée de crème aigre (smetana) et du pain noir, le bortsch réchauffe corps et âme lors des longs hivers russes.
Le saviez-vous ? Chaque famille russe possède sa propre recette de bortsch, transmise de génération en génération. Il existe également une version froide, servie en été, appelée svekolnik.
Les pelmeni — raviolis sibériens

Les pelmeni sont de petits raviolis farcis de viande hachée (boeuf, porc ou un mélange des deux), enveloppés dans une pâte fine. Originaires de Sibérie, ils étaient traditionnellement préparés en grande quantité avant l’hiver, puis conservés gelés à l’extérieur. Ils se cuisent rapidement dans l’eau bouillante et se servent avec de la crème aigre, du beurre fondu ou un filet de vinaigre. Simples, nourrissants et délicieux, les pelmeni sont le plat réconfortant par excellence.
Les blinis — crêpes russes
Les blinis sont des crêpes épaisses à base de farine de sarrasin ou de blé, levées à la levure. Ils occupent une place centrale dans la gastronomie russe et sont associés à la Maslenitsa, la fête des crêpes célébrée avant le Carême orthodoxe. On les déguste garnis de caviar, de saumon fumé, de crème aigre, de confiture ou simplement de beurre. Leur forme ronde symbolise le soleil, une référence aux origines païennes de la fête.
Le boeuf Stroganoff

Ce plat aristocratique, né au XIXe siècle dans les cuisines du comte Stroganoff, a conquis le monde entier. Des lamelles de boeuf tendres sont revenues avec des oignons et des champignons, puis nappées d’une sauce crémeuse à base de crème aigre et de moutarde. Servi avec du riz, des pâtes ou des pommes de terre, le boeuf Stroganoff incarne l’élégance de la cuisine russe classique.
Les pirojki — chaussons fourrés

Les pirojki sont de petits chaussons de pâte brisée ou levée, farcis de garnitures variées : viande hachée, chou, pommes de terre, oeufs, riz, champignons ou même fruits (pommes, cerises). Cuits au four ou frits, ils se mangent à toute heure : en entrée, en en-cas ou en accompagnement d’une soupe. On les trouve partout en Russie, des étals de marché aux boulangeries de quartier. C’est la restauration rapide à la russe, bien avant les hamburgers.
Le chachlyk / shashlik — brochettes

Hérité des peuples du Caucase, le chachlyk est devenu le roi des barbecues russes. De généreux morceaux de viande (agneau, porc ou poulet), marinés pendant des heures dans un mélange de vinaigre, d’oignons et d’épices, sont grillés sur des braises de bois. Accompagnés de pain plat, d’herbes fraîches, de tomates grillées et d’une sauce tkemali (prune), les chachlyks sont indissociables des repas en plein air et des datcha estivales.
Le caviar

La Russie est le berceau du caviar d’esturgeon, produit de luxe par excellence. Le caviar noir (tchornaya ikra), issu de l’esturgeon bélouga, sevruga ou osciètre de la mer Caspienne, reste un mets d’exception au prix élevé. Mais les Russes consomment également en grande quantité le caviar rouge (krasnaya ikra), oeufs de saumon plus accessibles et tout aussi savoureux. Servi sur des blinis avec un peu de crème ou simplement sur du pain beurré, le caviar accompagne les grandes occasions et les fêtes de fin d’année.
Soupes et entrées
Au-delà du bortsch, la cuisine russe compte de nombreuses soupes et entrées qui rythment les repas au quotidien.
La solianka
La solianka est une soupe épaisse, à la fois acide et salée, préparée avec un mélange de viandes (saucisses, jambon, boeuf), de cornichons marinés, d’olives, de câpres et de tomates. Son goût complexe et relevé en fait un excellent remontant. Les Russes la considèrent d’ailleurs comme le meilleur remède contre la gueule de bois.
L’okrochka
L’okrochka est la soupe froide de l’été russe. Elle se compose de légumes crus coupés en dés (concombres, radis, pommes de terre cuites), d’oeufs durs, de saucisse ou de jambon, le tout arrosé de kvas (boisson fermentée à base de pain noir) ou de kéfir. Rafraîchissante et légère, elle est idéale lors des chaudes journées de juillet et août.
La salade Olivier
Inventée au XIXe siècle par le chef franco-belge Lucien Olivier dans son restaurant moscovite, cette salade est devenue le plat incontournable du Nouvel An russe. Elle mélange pommes de terre, carottes, oeufs durs, petits pois, cornichons marinés, saucisse ou poulet, le tout lié par une mayonnaise généreuse. Chaque 31 décembre, des millions de familles russes préparent leur version de cette salade devenue un symbole des fêtes.
Bon à savoir : en France, cette salade est connue sous le nom de "salade russe" ou "macédoine". En Russie, on l'appelle toujours "Olivier" en hommage à son créateur francophone.
Les desserts russes : douceurs méconnues
La pâtisserie russe est un univers riche et réconfortant, souvent ignoré des voyageurs qui s’arrêtent aux plats salés. Pourtant, les desserts russes méritent largement le détour.
Le medovik — gâteau au miel
Le medovik est sans doute le dessert russe le plus emblématique. Ce gâteau est composé de fines couches de biscuit au miel, séparées par une crème onctueuse à base de crème aigre ou de lait concentré. Chaque couche absorbe lentement la crème, créant une texture fondante et un goût délicat de miel caramélisé. Préparé la veille pour que les saveurs se mêlent, le medovik est le gâteau des grandes occasions familiales et se retrouve dans toutes les pâtisseries du pays. Comptez entre 150 et 400 roubles la part dans un café.
Les syrniki — beignets de fromage blanc
Les syrniki sont de petites galettes dorées à base de tvorog (fromage blanc russe), d’oeufs, de farine et d’un soupçon de sucre. Poêlés dans du beurre jusqu’à ce qu’ils soient croustillants à l’extérieur et moelleux à l’intérieur, ils se dégustent au petit-déjeuner ou en dessert, accompagnés de crème aigre, de confiture de baies ou de miel. C’est l’un des plats les plus réconfortants de la cuisine russe du quotidien, et chaque babouchka a sa propre recette secrète.
La pastila — confiserie ancestrale
La pastila est une confiserie traditionnelle russe dont l’origine remonte au XIVe siècle. Préparée à base de purée de pommes cuites, de blanc d’oeuf et de sucre, elle se présente sous forme de petits carrés moelleux et aériens. La pastila de Kolomna, ville historique près de Moscou, est considérée comme la meilleure du pays. Un musée y est d’ailleurs consacré à cette spécialité. Moins sucrée que les pâtisseries occidentales, la pastila séduit par sa légèreté et son goût fruité naturel.
Autres douceurs à découvrir
La Russie offre bien d’autres plaisirs sucrés : le napoleon (version russe du mille-feuille, avec des dizaines de couches ultrafines), les vatrouchki (tartelettes au fromage blanc), le ptitchié moloko (« lait d’oiseau », un gâteau à la mousse soufflée recouvert de chocolat) et les pryaniki (pains d’épices de Toula, souvent décorés et offerts en souvenir). Pour accompagner ces douceurs, rien de tel qu’un thé au samovar.
Le street food russe : manger sur le pouce
La culture du street food en Russie a explosé ces dernières années, surtout à Moscou et Saint-Pétersbourg. Si les pirojki restent les incontournables de la restauration rapide russe, les grandes villes offrent désormais une scène de street food moderne et diversifiée.
Les classiques de la rue
Les pirojki vendus aux coins de rue et dans les gares restent le snack le plus populaire : chaussons chauds fourrés à la viande, au chou ou aux pommes de terre, pour quelques dizaines de roubles. Les blintchiki (crêpes fines roulées) garnies de fromage blanc, de viande ou de confiture se trouvent dans les stands de la chaîne Teremok, omniprésente dans les grandes villes. L’été, les vendeurs ambulants proposent du kvas glacé dans de grandes citernes jaunes — une boisson rafraîchissante et quasi gratuite.
La nouvelle vague
Depuis les années 2010, les food courts des marchés rénovés sont devenus les temples du street food. Au marché Danilovskiy à Moscou ou au Vasileostrovsky Market à Saint-Pétersbourg, on trouve des stands proposant des khinkali géorgiens, des shawarmas, des pho vietnamiens et des burgers gastronomiques aux côtés des spécialités russes traditionnelles. Les pychki (beignets de Saint-Pétersbourg, saupoudrés de sucre glace, servis dans la mythique Pyshechnaya de la perspective Bolchoï) sont une institution locale à ne pas manquer.
La cérémonie du thé russe et le samovar
Le thé occupe une place bien plus importante que le café dans la culture russe. Introduit au XVIIe siècle par les échanges commerciaux avec la Chine, le thé est rapidement devenu la boisson nationale, consommée plusieurs fois par jour par toutes les couches de la société.
Le samovar : coeur du rituel
Le samovar (littéralement « celui qui bout par lui-même ») est une grande bouilloire décorative en métal, traditionnellement chauffée au charbon de bois, aujourd’hui le plus souvent électrique. Le thé noir très concentré (zavarka) est préparé dans une petite théière posée sur le dessus du samovar. Chaque convive se sert un fond de thé concentré dans sa tasse, puis complète avec l’eau chaude du samovar selon ses goûts. Cette méthode permet à chacun d’ajuster la force de son thé.
Les traditions du thé
Le thé russe se boit traditionnellement avec du sucre, du miel, de la confiture de baies (varénié) ou une rondelle de citron — jamais de lait, contrairement à la tradition anglaise. Il s’accompagne de biscuits, de souchki (petits anneaux de pain séché), de gâteaux ou de bonbons. Le moment du thé est un rituel social : c’est autour du samovar que l’on accueille les invités, que l’on discute en famille et que l’on résout les problèmes du quotidien. Sur le Transsibérien, chaque wagon dispose d’un samovar où les passagers peuvent se servir à volonté — le thé y est le ciment social du voyage.
Le banya et la tradition culinaire
Le banya, le sauna russe traditionnel, est bien plus qu’un simple bain de vapeur : c’est un rituel social étroitement lié à la gastronomie. Après une séance intense de vapeur brûlante et de fouettage aux branches de bouleau (venik), il est de coutume de se réunir autour d’une table copieusement garnie.
On y déguste des zakouski (amuse-bouches) : harengs marinés, cornichons, salo (lard salé), pain noir et, bien sûr, de la vodka glacée. Le thé au samovar accompagne également ces moments de convivialité. Le banya est un lieu où se nouent les amitiés, se concluent les affaires et où la cuisine russe prend toute sa dimension sociale.
Si vous visitez Moscou, ne manquez pas les célèbres bains Sandouny (Sandounovski bani), les plus anciens et les plus somptueux de la capitale, classés monument historique.
Les boissons russes
La Russie ne se résume pas à la vodka. Le pays possède une culture des boissons riche et variée, du thé au samovar aux boissons fermentées ancestrales.
La vodka
Boisson nationale par excellence, la vodka russe se boit traditionnellement pure, glacée, en petits verres (rioumka), cul sec, suivie immédiatement d’une bouchée de zakouski (cornichon, hareng, pain noir). C’est un rituel social codé : on porte des toasts, on ne refuse pas un verre, et l’on ne pose jamais une bouteille vide sur la table. Les marques les plus réputées incluent Beluga, Russian Standard et Moskovskaya. Consommée avec modération, la vodka de qualité est d’une douceur surprenante.
Le kvas
Le kvas est une boisson fermentée légèrement pétillante et faiblement alcoolisée (0,5 à 1 %), préparée à partir de pain noir de seigle. Rafraîchissant et légèrement acidulé, il se vend dans la rue à la sortie de grandes citernes jaunes en été. Le kvas sert aussi de base à l’okrochka, la soupe froide estivale. C’est la boisson populaire par excellence, appréciée depuis le Moyen Âge.
Le thé au samovar
Le thé (tchaï) est la boisson quotidienne des Russes, bien plus consommée que le café. Traditionnellement préparé dans un samovar (grande bouilloire décorative), le thé noir est servi très concentré puis dilué avec de l’eau chaude. On l’accompagne de sucre, de confiture (varénié), de miel ou de citron. Le rituel du thé russe est un moment de partage et de conversation, comparable à la cérémonie du thé dans d’autres cultures. Sur le Transsibérien, chaque wagon dispose d’un samovar où les passagers peuvent se servir à volonté.
Conseil pratique : en Russie, refuser un verre de vodka ou une tasse de thé peut être considéré comme impoli. Si vous ne souhaitez pas boire d'alcool, invoquez une raison de santé ou proposez de trinquer au thé. Les Russes comprendront.
La cuisine russe partage certaines influences avec d’autres gastronomies d’Europe de l’Est. Les amateurs de saveurs slaves apprécieront également la richesse culinaire hongroise, avec ses goulash et ses paprikas, présentée dans ce guide sur la Hongrie.
Où manger en Russie
La Russie offre une gamme variée de lieux de restauration, du restaurant gastronomique à la cantine soviétique. Voici les différents types d’établissements que vous rencontrerez.
La stolovaya — la cantine populaire
La stolovaya est une cantine à l’ancienne, héritée de l’ère soviétique, où l’on choisit ses plats sur un comptoir avec plateau. Les prix sont imbattables (un repas complet pour 300 à 500 roubles, soit 3 à 5 euros), la cuisine est maison et les portions généreuses. C’est l’endroit idéal pour goûter une authentique cuisine russe du quotidien : soupes, salades, plats de viande, accompagnements et compotes. À Moscou, la chaîne Mou-Mou est l’une des plus populaires.
Les restaurants
À Moscou et Saint-Pétersbourg, la scène gastronomique a connu une révolution depuis les années 2010. Des chefs talentueux revisitent la cuisine russe traditionnelle avec créativité et raffinement. Les restaurants comme White Rabbit (Moscou), classé parmi les meilleurs du monde, ou Cococo (Saint-Pétersbourg) proposent une nouvelle cuisine russe élégante et inventive. Comptez 2 000 à 5 000 roubles par personne pour un repas dans un bon restaurant.
Les marchés
Les marchés couverts sont un festin pour les yeux et les papilles. Le marché Danilovskiy à Moscou ou le marché Kuznetchi à Saint-Pétersbourg regorgent de produits frais : fruits du Caucase, fromages, miel, épices, viandes séchées et poissons fumés. De nombreux marchés accueillent désormais des stands de street food où l’on peut déguster des plats du monde entier aux côtés des spécialités locales.
Les cafés et pâtisseries
La culture du café s’est développée rapidement en Russie. Des chaînes locales comme Shokoladnitsa et Coffee House côtoient les cafés indépendants branchés. On y déguste d’excellentes pâtisseries russes : le medovik (gâteau au miel), le napoleon (mille-feuille russe), les syrniki (beignets de fromage blanc) et les vatrouchki (tartelettes au fromage blanc).
Nos meilleures adresses à Moscou et Saint-Pétersbourg
Pour les voyageurs qui souhaitent vivre une expérience gastronomique complète, voici une sélection d’adresses testées et approuvées dans les deux grandes métropoles russes.
À Moscou :
- Stolovaya 57 (GUM, Place Rouge) : une stolovaya soviétique dans le cadre somptueux du grand magasin GUM. Idéal pour déjeuner entre deux visites au Kremlin, avec des prix étonnamment bas pour l’emplacement.
- Café Pouchkine (boulevard Tverskoï) : institution de la cuisine russe classique revisitée, dans un décor de bibliothèque du XIXe siècle. Le petit-déjeuner y est légendaire.
- Lavka-Lavka : pionnier du mouvement farm-to-table en Russie, ce restaurant travaille exclusivement avec des producteurs locaux et propose une carte saisonnière inventive.
- Marché Danilovskiy : pour un déjeuner décontracté et une découverte de produits frais extraordinaires.
À Saint-Pétersbourg :
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Cococo (hôtel W) : le restaurant du chef Igor Grichetchkine, qui revisite la cuisine russe avec un raffinement contemporain. La carte change avec les saisons.
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Pyshechnaya (perspective Bolchoï, île Vassilievski) : cette petite échoppe soviétique sert depuis des décennies les meilleurs pychki (beignets) de la ville, saupoudrés de sucre glace, pour quelques roubles seulement.
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Marketplace (Nevsky Prospekt) : food hall moderne avec une trentaine de stands, idéal pour goûter à tout.
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Stolle : chaîne de pâtisseries spécialisée dans les pirogi (tourtes russes), avec des garnitures sucrées et salées.
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Budget serré : privilégiez les stolovayas et les pirojki vendus dans la rue — délicieux et économiques.
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Expérience locale : visitez les marchés couverts pour goûter les produits régionaux et rencontrer les commerçants.
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Grande occasion : réservez un restaurant gastronomique pour découvrir la nouvelle cuisine russe.
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En voyage sur le Transsibérien : emportez du thé, des nouilles instantanées et achetez des spécialités locales lors des arrêts en gare.
Vocabulaire gastronomique russe
Voici les mots essentiels pour déchiffrer un menu russe et commander en toute confiance. Pour aller plus loin, consultez notre guide complet Apprendre le russe.
| Français | Russe | Prononciation |
|---|---|---|
| Menu | Меню | Mé-niou |
| Entrée / Hors-d'oeuvre | Закуски | Za-kou-ski |
| Soupe | Суп | Soup |
| Plat principal | Горячее | Ga-ria-tché-yé |
| Dessert | Десерт | Dé-sért |
| Pain | Хлеб | Khlèb |
| Viande | Мясо | Mia-sa |
| Poisson | Рыба | Ry-ba |
| Légumes | Овощи | O-va-chtchi |
| Eau | Вода | Va-da |
| Thé | Чай | Tchaï |
| Café | Кофе | Ko-fé |
| Bière | Пиво | Pi-va |
| Vodka | Водка | Vod-ka |
| L'addition | Счёт | Chtchot |
| Délicieux ! | Вкусно! | Vkous-na ! |
| Bon appétit ! | Приятного аппетита! | Pri-yat-na-va a-pé-ti-ta ! |
Astuce : dans la plupart des restaurants touristiques de Moscou et Saint-Pétersbourg, les menus sont disponibles en anglais. En dehors des grandes villes, savoir déchiffrer le cyrillique devient indispensable. Consultez notre guide Apprendre le russe pour maîtriser l'alphabet.
Tableau des plats russes incontournables
Pour vous aider à vous repérer parmi les nombreuses spécialités russes, voici un tableau récapitulatif des plats typiques russes à goûter absolument lors de votre voyage.
| Plat | Type | Ingrédients principaux | Où le goûter | Prix moyen |
|---|---|---|---|---|
| Bortsch | Entrée / Soupe | Betterave, chou, pommes de terre, boeuf, crème aigre | Stolovaya, restaurants traditionnels | 150 - 400 ₽ |
| Pelmeni | Plat principal | Pâte, viande hachée (boeuf, porc), crème aigre | Stolovaya, restaurants sibériens | 200 - 500 ₽ |
| Blinis | Entrée / Plat | Farine de sarrasin, oeufs, levure, garnitures variées | Teremok, cafés, restaurants | 100 - 600 ₽ |
| Boeuf Stroganoff | Plat principal | Boeuf, champignons, crème aigre, oignons | Restaurants gastronomiques, cantines | 350 - 900 ₽ |
| Pirojki | Entrée / En-cas | Pâte levée, viande, chou, pommes de terre ou champignons | Boulangeries, marchés, étals de rue | 50 - 150 ₽ |
| Shashlik | Plat principal | Agneau ou porc mariné, oignons, épices | Restaurants caucasiens, barbecues | 400 - 800 ₽ |
| Salade Olivier | Entrée | Pommes de terre, carottes, oeufs, petits pois, mayonnaise | Stolovaya, repas de fête | 100 - 300 ₽ |
| Solianka | Entrée / Soupe | Viandes variées, cornichons, olives, tomates | Stolovaya, restaurants traditionnels | 200 - 450 ₽ |
| Okrochka | Entrée / Soupe froide | Concombres, radis, oeufs, kvas ou kéfir | Stolovaya, restaurants (en été) | 150 - 350 ₽ |
| Medovik | Dessert | Miel, crème pâtissière, couches de biscuit | Pâtisseries, cafés | 150 - 400 ₽ |
| Syrniki | Dessert / Petit-déjeuner | Fromage blanc (tvorog), oeufs, farine, sucre | Cafés, pâtisseries, stolovayas | 100 - 300 ₽ |
Prix indicatifs en roubles. Les tarifs varient selon la ville et le type d’établissement. À Moscou et Saint-Pétersbourg, comptez 10 à 20 % de plus qu’en province.